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Mot de passe perdu?

Le Grand Escalier

Le Grand Escalier >> L'Odyssée Magique

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Chapitre 2 - Polyphème
Préfète
Relations Moldues
Elfe des Trois Balais
Traître à son sang
Disciple de Slug
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Serpentard
3e année
Titre : Re : Chapitre 2 - Polyphème
Créé : 06/09/2026 à 16:12:05

* Toujours en suivant le mouvement du groupe, Malicia était rentrée dans cette grotte sombre et humide. Elle resta patiemment au côté des élèves plus agés et des adultes. Cependant, quand elle aperçut la quantité de nourriture devant elle, son ventre se remit à gargouiller et elle espérait tellement croquer dans des pommes juteuses. Le groupe s'était éparpillés vers les trésors et la nourriture quand apparut un géant aussi grand que décrit dans les livres avec un seul oeil sur le visage. La jeune sorcière se crispa et commença à trembler de peur.

C'était la panique, la plupart courait dans tous les sens ! Une élève essaya une parade pour le distraire et ainsi voler le plus de nourriture possible en le faisant danser et l'alcooliser, mais une autre avait penser plutôt à se regrouper pour parler d'un plan. La Serpentard était un peu perdue dans toute cette effervescence et se sentit un peu inutile. Comme pour le début, elle suivit le mouvement de ses aînés.

L'ignoble géant avait fini par manger un elfe et un élève de deuxième année. Quelle horreur ! Alors apparemment les fruits et légumes ne sont pas son régime alimentaire... Le groupe se mit à nouveau à paniquer mais certains remis un peu d'ordre pour élaborer un plan ensemble. Le magizoologiste avait pris le lead et essayé de diriger les sorciers dans la meilleure direction possible. Le plan fonctionna puisque le géant s'endormi. Plus un bruit n'était possible. Comment sortir de cette grotte ? Ils devaient tous attendre que le géant se réveille. Les paupières de Malicia commençaient à être lourdes et elle indiqua à ses camarades qu'elle allait faire une petite sieste. Toujours sans faire de bruit. En s'allongeant, elle vit le géant qui ronflait avec sa bouche ouverte. Il était non seulement répugnant avec ses dents toutes noires mais il était couvert de pustules, beurk !

Quand elle rouvrit les yeux, elle sut tout de suite où elle était, pas besoin de temps pour s'en rappeler. L'odeur nauséabonde du géant était un indicateur assez clair. La préfète regarda autour d'elle, tout le monde était silencieux, certains était endormi et d'autres montait la garde comme ils pouvaient. Quelques heures passèrent et le géant commença à grogner. IL se réveilla tellement brutalement qu'il mangea 1 de ses camarades et un elfe. Encore. Il regarda le groupe et leur sourit comme si il était content d'avoir gagné des friandises. Il se leva et marcha vers la sorti, ouvrit le passage et partit en grognant. *


POLYPHEME vous resterez à jamais ici.

* Le géant referma le passage derrière lui. Les sorciers soufflèrent à l'unisson. Cette brève apparition de lumière et d'air frais leur avait donner un peu plus d'énergie. Mais maintenant que pourrait-il se passer ?

Tout le monde se regroupa et essaya de mettre leurs idées en commun pour essayer de neutraliser ce géant et de s'échapper de cette terrible grotte. Plusieurs soricers sortèrent des fleurs de lotus de leur poche. *


MALICIA Les fleurs de lotus, j'en avais complétement oublié l'existence ! Et si on s'en servait pour essayer de le droguer ?

* C'était peut-être une bonne idée, mais le problème était comment mettre un plan en oeuvre car même si l'intelligence du géant n'est pas très grande, il devait surement savoir ce qu'elle représentait. Le groupe resta un peu dubitatif sur cette idée et ne savaient pas comment réagir. Malicia décida de développer son idée à voix haute. *

MALICIA Il faudrait essayer de la dissumuler dans un aliment qu'il trouve appétissant, comme de la viande...

* Maintenant il fallait le dissimuler dans la nourriture qu'il y avait dans la grotte sans bouger les éléments parce que si le géant remarquait quelque chose, la suite pourrait s'annonçait encore horrible... *

A jamais filleule de Thylas Darkflare et marraine de Dragona Granger

Fière marraine de la jeune Nymphadora Lestrange
Chroniqueuse Chicaneur
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Serdaigle
4e année
Titre : Re : Chapitre 2 - Polyphème
Créé : 06/09/2026 à 17:17:08

Margaret était restée éveillée toute la nuit. Avec Nathan, ils avaient essayé de faire comprendre aux autres qu’il fallait utiliser la nourriture à leur avantage. Malheureusement, personne, mis à part Jemima, ne les avait écoutés. Donc, quand le soleil c’était levé et qu’un second élève avait servi de cure-dents au cyclope, la jeune Dubois se leva, les sourcils froncés. Elle n’avait plus rien à faire des autres. Pour le moment. Voir ses camarades se faire dévorer parce que tout le monde voulait mettre son grain de sel, elle en avait assez.

Passant à côté de Malicia qui semblait avoir été téléporté, la Serdaigle commença à regrouper la nourriture près de la couche de Polyphème. Le plus de nourriture possible. Comme l’avait dit le Fray, il suffisait d’en faire des formes humaines et sûrement que le cyclope y verrait que du feu.

Avec de la corde, des bouts de viandes et un peu de fromage, elle tenta tant bien que mal de faire en sorte que cela ressemblait à un être humain.


MARGARET : Nathan, Jemima ! Venez m’aider ! dit-elle en criant, sa voix faisant écho sur les parois de la grotte.

Pendant qu’elle attendait que son ami et la Poufsouffle viennent, Margaret retourna vers les victuailles et vers ce qui restait du garde-manger du géant, elle cherchait ce qu’elle avait vu à leur arrivé. Intacte parmi tous les tessons d’argile et de terre cuite, la seule jarre portant une étiquette se trouvait là. Allant la chercher, elle grogna en tentant de la prendre dans ses bras. Elle était bien lourde, mais avec beaucoup de volonté une sa colère sourde, elle avait réussi à la transporter tout prêt de la couche de Polyphème. Plaçant quelques morceaux de viande, détachés, ici et là, elle avait l’impression de créer une énorme planche de charcuteries et de fromages. Juste à côté, elle mit la jarre bien en vue, arrachant l’étiquette qui mentionnait ce qu’elle contenait.


MARGARET : Nathan ! Tu as encore ma fleur de lotus ? Si oui, cache-la quelque part dans cet arrangement.

Après avoir terminé de forcer et suer à grosses gouttes, la quatrième année prit le temps de souffler, regardant leur œuvre. Maintenant, il ne restait plus qu’à attendre le retour du cyclope et cela, la jeune fille allait le faire caché derrière cette fameuse stalagmite.


Kit de Nathan Fray
Préfet
Chroniqueur Chicaneur
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Serdaigle
4e année
Titre : Re : Chapitre 2 - Polyphème
Créé : 06/09/2026 à 17:47:01

Nathan n'avait rien dit, simplement approuvé ce que les adultes avaient proposé ou imposé. Il avait hoché la tête avant de se poser dans un coin avec Margaret pour passer la nuit.

Cependant, les deux aiglons n'avaient pas fermé l'oeil. L'idée même de respecter le réglement à Poudlard leur était compliqué alors dans une grotte enfermé avec un cyclope, il y avait peu de chance que les adultes réussissent à les en convaincre. Danger de mort ou pas.

Après son réveil, le cyclope dévora encore un élève et un elfe avant de sortir de sa tanière en laissant son garde manger vivant bien au chaud. C'est à ce moment que les aiglons agirent et Nathan alla aider sa meilleure amie quand elle l'appela. Leur oeuvre était assez satisfaisante aux yeux du Fray. Un vrai festin attendait le retour de Polyphème et il aura été bien bête de ne pas se servir.

Puis, comme si elle avait bu une solution de force, le Dubois ramena une grosse jarre avant d'interpeller son ami sur la fleur de lotus. Il plongea la main dans sa poche et trouva ladite fleur, un peu écrasée mais toujours là.

Comme demandé, il l'a cacha dans un morceau de viande avec un air un peu dégoûté. C'était poisseux et il s'essuya les mains sur sa robe avant de s'exprimer.


NATHAN :Vu sa taille, il en aurait fallut plus je pense...

Tout de même assez satisfait de l’œuvre qu'ils avaient réalisée, le Fray regagna sa cachette au côté de Margaret. Ils allaient peut-être subir des remontrances mais, dans sa tête, leur plan allait fonctionner et de toute façon, depuis quand il écoutait les adultes ?


clic !
Allez lire le Chicaneur !


RPG ON - Pensine
PJ de Erwan Fray
Avatar de la boutique Trust us - merci Camille et Meelo <3
Préfet en chef
Chroniqueur Gryff'Time
Membre des Maraudeurs
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Gryffondor
1re année
Titre : Re : Chapitre 2 - Polyphème
Créé : 06/09/2026 à 18:08:01

Malgré son courage de la veille, Meelo n'avait pas fermé l'œil, caché sous une pile de large pièces dorés, afin de ne pas croiser le regard du Cyclope qui venait de déguster l'un de ses camarades devant lui. Du sang séché sur le visage, Meelo observait les sorciers s'agiter autour de lui ; si c'était ce qui l'attendait à l'école de magie, il n'avait plus aucune envie d'y aller. Heureusement qu'il était petit.. peut-être que Polyphème le garderait en animal de compagnie jusqu'à ce qu'il soit assez grand pour être dévoré.

« Je veux rentrer à la maison.. Je ne veux pas aller à Poudlard ! »

Chroniqueuse Crocs
Disciple de Slug
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Poufsouffle
7e année
Titre : Re : Chapitre 2 - Polyphème
Créé : 06/09/2026 à 18:19:11

* Jemima ne savait plus trop quels conseils suivre. Mais une chose était certaine, il était hors de question de rester là, les bras ballants - ou plutôt cachés derrière une stalagmite - à ne rien tenter, et que de tous et toutes finissent leur existence dans l'estomac du cyclope.

Alors que le géant était momentanément sorti de son antre, c'était le moment idéal de tenter de lui tendre un piège. Et, comme il avait un appétit insatiable, Jemima alla prêter main forte à Margaret.

Même si elle avait déjà récupéré de la nourriture dans son sac, il en restait encore beaucoup à entasser afin de réaliser une forme à allure humaine.

La fleur de lotus proposée par Nathan aurait-elle un quelconque effet ? Là aussi, seul l'avenir le leur dirait.

Voyant l'amoncellement d'objets précieux, de bijoux de toutes sortes, ne serait-il pas judicieux de les utiliser également ? Ils pourraient peut-être bloquer la gorge du cyclope lorsqu'il s'empiffrerait du tas de nourriture ? *


JEMIMA : Et si nous placions l'un ou l'autre gros objet au centre des victuailles, au milieu des fromages, cordes, et des jambons ? Une grosse coupe en or bien solide qui bloquerait la trachée du cyclope ? Ou tout autre objet qui nous permettrait de le rendre plus vulnérable ?

* Jem' était généralement très réservée mais si elle avait une idée en tête, elle la partageait, quitte à se faire rembarrer.

Ensuite, la jeune fille aperçut le jeune Meelo en pleurs, paniqué, et avec du sang sur le visage.

Elle prit le jeune garçon par les épaules en lui parlant calmement et elle l'amena doucement à l'abri derrière la stalagmite. Puis elle nettoya son visage et elle le rassura autant que possible. *

Bibliothécaire
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Poudlard
Adulte
Titre : Re : Chapitre 2 - Polyphème
Créé : 07/09/2026 à 00:07:45

Evidemment, la moitié des élèves à qui elle s'adressa ignora Jade.

Elle ne s'en formalisa pas particulièrement. Cela pourrait, à long terme, devenir agaçant. Seulement les adolescents, spécifiquement les adolescents balancés dans un pensionnat dès leurs onze ans avec pour supervision un adulte, quelques fantômes, et d'autres élèves, n'ont absolument aucune envie de vous écouter.
Elle avait choisi ce poste de bibliothécaire pour le petit reste d'entre eux. Ceux pour qui onze ans était bien trop jeune pour être autonome. Ceux qui avaient l'habitude d'avoir un adulte responsable et besoin d'aide. Ceux qui avaient de sérieux ennuis et qu'elle pouvait rattraper au vol, même si elle devait d'abord gagner leur confiance.

Sauf qu'au moment où Polyphème s'éveilla, Jade se retrouva une fois de plus hors course.


Un élève, ç'avait été... leur faire comprendre sa colère.
Deux, c'était un rituel.
Jade se précipita près de l'élève pour attirer l'attention de l'oeil. Dans sa précipitation, elle envoya le sourire le plus aveuglant qu'elle puisse, tentant de trouver le courage de danser. Ses cheveux se mouvaient déjà avec une volonté propre...
Et le Cylope était complètement insensible à l'envoûtement.

Il goba son repas sans même détourner le regard.
Jade sentit son monde basculer. Ses repères se brouillèrent.
Pas de sensibilité. Pas de réceptivité.
Cette créature était bel et bien un monstre. Quelque chose de creux qui ne se réjouissait que de la souffrance et se baignait dans son égoïsme.

Chaque fois que Polyphème s'éveillerait, ils perdraient un enfant.
Ils étaient désormais des vivres fraîches dans son frigo personnel.

Une sourde colère enfla dans le ventre de la femme.

Ce serait le dernier. Quoi qu'il advienne.
Elle ne perdrait plus d'autre enfant.
La rage blanche et fiévreuse mit trop de temps à redescendre —Margaret Dubois avait déjà élaboré une ruse pour protéger ses pairs.

* Inutile de se demander pourquoi ils ne nous font pas confiance. Où, exactement, ai-je été utile ? *
Le taux d'encadrement de Poudlard était de toutes façons catastrophique.

Jade posa son regard vert sur Margaret.
Elle n'obtiendrait aucune alliance de l'adolescente. Le seul grade que l'enfant lui accorderait, ce serait celui de subalterne ; lui obéir. Et encore, si elle daignait lui accorder la parole.
En attendant, l'ado était efficace.
Inutile de la féliciter. Elle se foutait complètement de l'approbation des adultes. Son meilleur ami était l'unique personne ici en qui elle avait confiance. Elle était simplement assez intelligente et empathique pour ne pas vouloir d'autres morts.

Donc Jade ne demanda pas l'autorisation lorsque Margaret appela Nathan et Jemima. Elle se joignit ses forces au petit groupe afin de créer un appât qui ressemble à un humain, que goberait le Cyclope.
Histoire que l'appât ne s'écroule pas entièrement, Jade récupéra ce qui ressemblait à des viscères, de quoi percer des trous, et se mit à coudre l'ensemble silencieusement, efficacement.

L'idée que Polyphème puisse remarquer quoi que ce soit...
Ce fut ce qui poussa Jade à tirer sa baguette. Glisser un peu de magie, histoire d'animer le semblant de marionnette.
Un sortilège pour garder les plats aux chauds, qui garantirait une tiédeur de peau.
Deux coups de métamorphoses pour attacher les cheveux. Une couinesouris au milieu de la bouche pour imiter un gémissement.

Margaret ordonna de placer la feuille de Lotus dans l'appât.
L'odeur chatouilla aussitôt les narines de la jeune femme, dont les gencives se mirent à saliver abondamment.
Elle sentit la rage et la détermination fondre pour lui redonner un visage magnifique et avenant.
Ne pers plus jamais le contrôle.
Elle s'écarta le plus possible.

Les élèves étaient épuisés, terrorisés, ils allaient commencer à se déhydrater où à tomber malade s'ils ne trouvaient pas rapidement de l'eau fraîche.
En reculant, elle heurta un visage familier.
L'odeur du lotus la prit à la gorge ; la jeune Serpentard tenait une fleur.
— Lady Malicia, la salua Jade, usant du titre de la jeune fille et du prénom pour la distinguer de l'adulte Lestrange.
Une Serpentard, dont elle connaissait et les codes, et la cousine, pour l'avoir aidée en Runes, serait plus réceptive que d'autres élèves.
Jade aimait à croire que les rares événements où elles avaient pu se croiser joueraient en sa faveur.
— Un plan est en place pour droguer... ceci. Il y aura en effet besoin du plus de fleurs possibles, malheureusement rien que l'odeur m'est dangereuse. Pouvez-vous les collecter, puis les apporter aux deux Serdaigles ?
Elle désigna Margaret et Nathan.

Est-ce que l'euphorisant fonctionnerait sur un être dénué de toute sensibilité? Ou l'effet serait-il uniquement soporifique, auquel cas ils devraient probablement utiliser des runes ou...

Les pleurs d'un enfant la firent se retourner.
Et son corps sauta de lui même par-dessus les obstacles pour se poser auprès de Meelo.
Son visage était plein d'éclaboussures sanglantes. Il pleurait, oui, il semblait terrorisé.
<<Je veux rentrer à la maison. Je ne veux pas aller à Poudlard.>>
Le coeur de Jade s'ouvrit, béant de douleur.
Mais elle fit ce qu'on lui avait appris à faire : elle refoula ses larmes.
— D'accord.
Et s'il le désirait vraiment, elle l'aiderait à rentrer chez lui.
Il faut rentrer à la maison. Et pour cela... il faut suivre le chemin qui a été tracé. Je m'appelle Jade Parlambre. De quoi as-tu besoin, là, maintenant... parmi ce que je peux offrir?
Elle poussa dans sa voix toute la douceur maternelle dont elle s'était toujours servie avec son cadet. Cela enveloppait de façon rassurante sans aucune manipulation, une simple vibration qui remplissait une voix et aidait à faire sens.

Dans son corps, Jade sentit toute la douleur d'une mère. Elle entendit chaque réponse que lui auraient donné les enfants du Domaine.
"Des réponses honnêtes." Emerald.
"De l'aide." Lemony.
"Une étreinte." Aurum.
"Une promesse." Quartz.
Tous ses instincts la poussaient à prendre l'enfant dans ses bras, mais elle s'abstint évidemment.
Si Meelo le demandait, oui, elle le ferait. S'il voulait dormir, être porté...
Son ventre était douloureux. L'absence de Lemony devenait physiquement insupportable, jouant avec sa raison.

Mais elle était l'adulte, n'est-ce pas?
Et les adultes, même face à du rejet, même face au danger, doivent tenir bond et être dignes de confiance.
Quoi qu'il advienne.

Bibliothécaire à l'affut ~

Née Promise
Née à Imbolc
"Je ne suis pas Humaine, Onyx, pas entièrement. Et là tiendra toujours ma force."
Chroniqueuse Chicaneur
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Serdaigle
4e année
Titre : Re : Chapitre 2 - Polyphème
Créé : 07/09/2026 à 05:31:29

Cachés derrière la stalagmite, Margaret était contente de voir que le groupe pouvait travailler collectivement. Tout le monde avait ses forces et ses faiblesses. Il fallait seulement tirer le meilleur de toustes. Ce qui n'était pas toujours évident aux premiers abords.

Alors, quand elle avait vu Nathan, suivi de Jemima et même Miss Parlambre l'aider, la jeune Dubois avait commencé à croire en leur plan. En signe de gratitude, elle fit un signe de tête à ce petit monde. Tout cela devait fonctionner. Il le fallait. Elle serait incapable de voir un autre de ses camarades dévoré. Malgré cela, la quatrième année gardait les pieds sur terre. Même si le contexte était assez farfelu pour l'oublier.


MARGARET : Mais qu'avez-vous, les Poufsouffle, à vouloir blesser Polyphème ? Je comprends que ça peut sembler être la seule solution, mais s'il s'étouffe, il n'ouvrira pas l'entrée. Puis pour son œil... je n'ai pas tellement envie d'avoir son "père" sur le dos, si vous voyez ce que je veux dire...

Margaret n'allait jamais le dire à voix haute, mais il y avait quelque chose de ressemblant entre le cyclope et elle. Tous les deux n'entraient pas dans le moule et leur façon de se "défendre" était extrême. Par chance, la Serdaigle ne dévorait personne, mais ses pétards avaient de quoi faire peur à certaines personnes.

MARGARET : Maintenant, il ne reste plus qu'à attendre. Le cyclope doit manger, mais surtout boire. Puis, après une journée avec ses moutons, il aura bien soif, non ?

Assise à l'affût d'un quelconque bruit, elle observait les personnes autour d'elle. Certaines étaient silencieuses, d'autres stressaient. L'un pleurait, ce qui avait attiré Miss Parlambre et Jemima. Puis il y avait Nathan. La brune posa le regard sur son ami. Elle ne savait pas ce qu'elle ferait sans lui. L'été avait été si long sans pouvoir lui parler de vive voix. Ou même sentir sa présence rassurante. Car avec lui, elle se sentait bien. Aucunement jugée pour ce qu'elle faisait et qui elle était.


Kit de Nathan Fray
Joueuse de Quidditch
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Serpentard
4e année
Titre : Re : Chapitre 2 - Polyphème
Créé : 07/09/2026 à 10:32:08

Aucun souvenir de comment je me suis retrouvée dans cette grotte. Une chose est sûre, le temps de reprendre conscience des événements, je remarque des élèves en train de se goinfrer de nourriture. Me concernant, je n'en suis pas à mon premier régime hypocalorique et même si mon ventre tiraille légèrement c'est autre chose qui attire mon regard.

Clarissa : Bonté divine ! Regardez-moi ces bijoux ! Ils sont MA-GNI-FI-QUES !

M'affairant à essayer les bagues pour trouver celles qui sont à ma taille, je remarque à peine les autres élèves qui tentent de mettre au point un plan pour quitter cette grotte au plus vite. Il semblerait que notre hôte ne soit pas des plus accueillant et qu'il aime dévorer quelques humains avant d'entreprendre de ronfler comme un goret ce qui, par chance, laisse l'opportunité à des cerveaux plus affutés que le mien de mettre au point des plans plus ou moins prometteurs pour nous sortir de là.

Après avoir finalement récupéré les bijoux les plus impressionnants, dont une incroyable bague en or avec une émeraude aussi grosse qu'une bavboule, et autant de bracelets que mes poignets délicats peuvent porter, je me décide finalement à interpeller mes camarades.

Clarissa : Serait-ce vraiment si terrible de rester coincés ici quelques temps ? Après tout, il y a à manger, beaucoup de pièces d'or et de pierres précieuses... Et du vin pour nous enivrer en attendant d'être délivrés, je lance avant de me corriger après avoir jeté un rapide coup d’œil à un jeune Gryffondor un peu gringalet. Enfin, pour les plus âgés. Certes, certains d'entre nous risquent d'y passer... Mais si le plan pour s'enfuir échoue, est-ce qu'on ne va pas tous mourir ? Ce serait peut-être plus sûr d'attendre. Je veux dire, autant d'élèves qui ont disparu ça va forcément inquiéter la Direction de Poudlard, non ? Quelqu'un va bien finir par venir nous chercher.
Chroniqueuse en Chef Crocs
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Poufsouffle
5e année
Titre : Re : Chapitre 2 - Polyphème
Créé : 07/09/2026 à 15:33:03

Après avoir bien marché Ambro et les autres élèves et adultes étaient enfin parvenus à la fameuse grotte. La Poufsouffle ne rêvait que d'une chose, s'écrouler dans un coin et boire l'équivalent d'un lac. Elle n'avait jamais eu aussi soif de sa vie.

Malheureusement, le lieu était habité. Non par un Basilic, mais par le Cyclope Polyphème. Horreur et panique générale. Tout le monde courait dans tous les sens afin d'échapper au géant. Se cacher, fuir, récupérer de la nourriture. Tous se mélangeait dans la tête d'Ambrosia. Survivre. Voilà ! C'était ça qu'elle devait faire en premier.

La cinquième année trouva refuge derrière une stalagmite le temps de reprendre son souffle et de repérer les autres. D'un coup d'œil rapide, Ambro évalua la situation et se faufila jusqu'à Jemima qui était la personne la plus près d'elle.

:X Vava : Clairet Signa : Mary et Camille :X

Fière marraine d'Alex Williams et de Yan Tempell
PJ Sibylle Divina PNJ Daphné DuLaurier
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Poufsouffle
1re année
Titre : Re : Chapitre 2 - Polyphème
Créé : 07/09/2026 à 16:37:19

Le jeune Beaumont pénétra dans la caverne en demeurant aussi près que possible des adultes. Après la chaleur de la jungle, la fraîcheur du lieu aurait dû lui faire du bien, mais l’ombre des galeries et l’écho de chaque pas lui donnaient la désagréable impression de s’enfoncer dans la gueule d’un animal. La découverte des provisions chassa momentanément ses inquiétudes. L’enfant n’avait jamais vu autant de nourriture réunie au même endroit. La faim lui causait maintenant de véritables crampes et l’odeur des fromages lui parut presque irrésistible. Néanmoins, l’épisode du lotus était encore trop récent. Il n’osa rien prendre sans l’autorisation d’un professeur. Le trésor ne l’attira guère davantage. Les monceaux de pièces et de bijoux avaient quelque chose de merveilleux, mais Matthaeus aurait volontiers échangé toutes ces richesses contre son sandwich abandonné dans le train et une place auprès de son père, dans leur maison de Canterbury.

Lorsqu’un grondement parcourut la caverne, il pensa d’abord à un éboulement. Puis le cyclope apparut. Le jeune garçon ne parvint ni à crier ni à courir. Ses jambes refusèrent de lui obéir tandis que Polyphème levait son immense arme. Autour de lui, les adultes donnaient des ordres, les élèves se dispersaient et les provisions volaient sous les coups. Quelqu’un le saisit heureusement par l’épaule et l’entraîna derrière des paniers renversés. Il se laissa tirer sans résister, recroquevillé entre les fruits écrasés, les mains plaquées contre ses oreilles. Il n’avait encore appris aucun sortilège de défense. Sa baguette, serrée dans sa main tremblante, lui semblait n’être qu’un morceau de bois inutile. Il aurait voulu fermer les yeux jusqu’à ce que tout s’arrêtât, mais la peur les maintenait grands ouverts. Au milieu du chaos, Matthaeus aperçut un petit sac tombé non loin de lui. Plusieurs pains et quelques fruits secs avaient roulé sur le sol. Il aurait été incapable d’affronter le géant, mais il pouvait au moins sauver ces provisions. Profitant d’un instant où Polyphème regardait ailleurs, il avança à quatre pattes, récupéra le sac et y remit ce qu’il trouva. Puis il rejoignit sa cachette, le cœur battant si fort qu’il craignait que le cyclope ne l’entendît.

La fermeture de la porte de pierre anéantit le peu d’espoir qu’il conservait. Le bruit de la roche résonna dans la caverne comme le verrou d’un tombeau. L'enfant comprit qu’ils étaient prisonniers. Il sentit son estomac se nouer et sa respiration se bloquer dans sa gorge. Quand Polyphème dévora l’elfe, Matthaeus détourna la tête. Il entendit malgré tout les bruits : le cri bref, le craquement atroce, puis le silence. Son esprit refusa d’abord de donner un sens à ce qu’il percevait. Il se répéta que ce n’était pas possible, qu’un adulte allait intervenir, qu’il avait mal compris. Mais l’odeur du sang et les sons humides qui suivirent lui ôtèrent toute illusion. Il porta une main à sa bouche pour retenir un haut-le-cœur. Ses doigts tremblaient si violemment qu’il faillit lâcher sa baguette. Il aurait voulu appeler son père, mais aucun son ne franchit ses lèvres.

La mort du jeune Serpentard fut plus insoutenable encore. Matthaeus le vit disparaître entre les doigts du cyclope et resta figé, incapable de détourner les yeux assez vite. Le visage de l’élève, déformé par la terreur, s’imprima dans sa mémoire avec une netteté insupportable. Il aurait dû arriver à Poudlard avec eux. Peut-être avait-il des parents qui attendaient déjà sa première lettre. Peut-être sa mère préparait-elle sa chambre, persuadée qu’il rentrerait un jour pour les vacances. Cette pensée acheva de briser Matthaeus. Il se recroquevilla davantage, les ongles plantés dans ses paumes pour ne pas hurler. Il ne comprenait pas comment le monde pouvait continuer à exister alors qu’un enfant venait d’être tué sous ses yeux. Les pièces d’or brillaient toujours. Les fromages étaient toujours là. Les moutons bêlaient au loin. Tout semblait affreusement normal. Le jeune Beaumont pensa aux dernières paroles de son propre père sur le quai neuf trois quarts. Il lui avait promis d’écrire dès son arrivée. Cette promesse lui paraissait maintenant appartenir à une autre vie. Il revit la main de son père se levant dans la foule, son sourire inquiet, puis imagina cette même main recevant une lettre qui ne viendrait jamais.

Quand le cyclope s’endormit, Matthaeus resta blotti contre la roche. Il ne pleurait pas bruyamment ; les larmes coulaient en silence sur ses joues, et il les essuyait avec sa manche dès qu’il croyait qu’on le regardait. Chaque fois qu’il fermait les yeux, il revoyait le visage du Serpentard. Chaque fois qu’il les rouvrait, il s’attendait à découvrir Polyphème penché au-dessus de lui. Sa timidité l’empêchait d’aller chercher du réconfort, bien qu’il eût désespérément besoin que quelqu’un lui affirmât qu’ils survivraient. Il aurait voulu se blottir contre un adulte, entendre une voix familière lui dire que son père viendrait le chercher. Mais il craignait de déranger, de pleurer trop fort, de montrer à quel point il était terrifié. Alors il resta seul avec les images qui tournaient dans sa tête et ne dormit presque pas. Chaque fois que ses paupières se fermaient, un ronflement de Polyphème le faisait sursauter. Le moindre mouvement du cyclope lui donnait l’impression que le géant se réveillait pour venir les chercher. Le garçon compta ses respirations comme son père le lui avait appris lorsqu’un cauchemar l’empêchait de se calmer : quatre temps pour inspirer, quatre autres pour expirer. Cette habitude ne fit pas disparaître sa terreur, mais elle lui permit de ne pas céder à la panique.

Au matin, Matthaeus assista, impuissant, à la mort d’un autre élève et d’un nouvel elfe. Cette fois, il tenta de se boucher les oreilles, mais les sons traversèrent ses mains. Il vit assez pour comprendre, puis se cacha le visage contre ses genoux. Son corps se mit à trembler sans qu’il pût l’arrêter. Il resta ainsi longtemps après le départ du cyclope, incapable de relever la tête. Le garçon ne comprenait pas comment une créature pouvait accomplir de telles atrocités avant de sortir tranquillement s’occuper de ses bêtes. Polyphème avait tué comme on aurait écrasé un insecte, puis il était allé nourrir ses moutons. Cette indifférence terrifiait Matthaeus plus encore que la violence elle-même. Elle signifiait que rien ne pouvait arrêter le géant, pas même la mort de ceux qu’il venait de dévorer. Pendant plusieurs heures, il ne put avaler la moindre bouchée. L’odeur de la nourriture lui soulevait le cœur. Il avait l’impression que le goût du sang emplissait encore sa bouche, bien qu’il n’eût rien mangé. Lorsqu’un camarade lui tendit un morceau de pain, il le fixa sans parvenir à le toucher.

Ce furent justement les moutons qui finirent par retenir son attention. Ils étaient gigantesques, assez hauts pour qu'il pût presque marcher sous leur ventre sans baisser la tête. Polyphème les faisait sortir lui-même, ce qui signifiait qu’il devait déplacer la pierre au moins deux fois par jour. Le passage n’était donc pas condamné pour toujours. Encore fallait-il franchir le seuil sans être attrapé. Une histoire revint alors à la mémoire du jeune lecteur. Matthaeus hésita longtemps avant de parler. Plusieurs adultes et élèves plus âgés proposaient déjà des plans. Leurs voix lui semblaient plus assurées, leurs idées plus savantes. Il avait peur de les interrompre pour raconter un épisode tiré d’un récit moldu que tous connaissaient peut-être déjà. Il s’approcha finalement de l’adulte le plus proche et murmura :

Dans l’histoire d’Ulysse… les hommes ne sont pas sortis en courant devant le cyclope. Ils se sont cachés sous ses moutons.

Sa voix se brisa sur le dernier mot. Il dut avaler péniblement avant de poursuivre. Il désigna timidement les attaches abandonnées près des réserves.

Ceux-ci sont tellement grands qu’on pourrait peut-être se fixer sous leur laine. Polyphème toucherait leur dos pour les compter, mais il ne nous verrait pas en dessous.

La proposition n’était pas parfaite. Matthaeus le savait. Certains prisonniers étaient blessés et les moutons pouvaient s’affoler. Il faudrait aussi attendre que le troupeau rentrât, puis que le cyclope ouvrît de nouveau la caverne. Mais l’idée pouvait compléter celles des autres : le vin mêlé au lotus servirait à rendre Polyphème moins vigilant, tandis que les animaux leur offriraient une cachette au moment de quitter la grotte. Il craignait également que le mélange ne rende le cyclope plus violent au lieu de l’endormir. Toutefois, après les morts auxquelles il venait d’assister, il comprenait qu’ils ne pourraient pas demander simplement au géant de les laisser partir. S’ils restaient là, Polyphème finirait par les tuer un par un. Cette certitude s’était installée en lui comme une présence glacée, impossible à chasser. Si les adultes estimaient le procédé assez sûr, il accepterait de leur faire confiance.

Il se porta volontaire pour préparer les liens. C’était un travail discret, qui ne nécessitait pas de magie et lui permettait de rester loin de Polyphème. Il choisit des cordes solides, forma des boucles et vérifia qu’elles pouvaient retenir le poids d’un enfant sans blesser les animaux. Ses mains tremblaient encore lorsqu’il travaillait. À plusieurs reprises, il crut entendre derrière lui le souffle du cyclope et se retourna brusquement, le cœur au bord des lèvres. Il plaça également le petit sac de vivres qu’il avait sauvé avec les affaires destinées au départ. Le simple fait de toucher les pains lui rappela les bruits entendus la veille. Il dut s’éloigner quelques instants pour reprendre son souffle.

Lorsque les moutons revinrent dans la caverne, le jeune Beaumont les observa avec appréhension. De près, leurs sabots étaient énormes et leur laine formait des mèches épaisses dans lesquelles ses bras pouvaient disparaître. Il caressa prudemment l’un d’eux pour l’habituer à sa présence, puis fixa sous son ventre une partie des provisions. Ses gestes demeuraient maladroits, mais il recommença jusqu’à ce que les attaches tiennent correctement. La chaleur de l’animal contre son visage lui rappela malgré lui la laine qui avait frôlé les victimes lorsque Polyphème les avait saisies. Le garçon se raidit et dut fermer les yeux. Il se força pourtant à continuer. Il ne pouvait pas laisser la peur décider à sa place.

Le moment venu, il choisirait l’une des bêtes les plus calmes et se dissimulerait contre elle. L’idée de demeurer suspendu sous un animal gigantesque tandis que Polyphème se tiendrait à quelques pas le terrifiait. Il imaginait déjà la main du cyclope parcourant la laine, s’arrêtant sur son dos, puis le tirant dans la lumière. Il savait que, s’il était découvert, il n’aurait même pas le temps de crier. Pourtant, cette perspective lui paraissait moins impossible que de lancer un sort contre le cyclope. Il n’était ni assez expérimenté pour combattre, ni assez hardi pour détourner l’attention du géant. Il était seulement un enfant de onze ans qui aurait dû découvrir Poudlard et qui désirait rentrer auprès de son père.

Mais il avait lu une histoire, remarqué les moutons et osé parler malgré sa peur. Certes, dans l'histoire d'Ulysse, celui-ci aveuglait le cyclope, mais subissait ensuite la colère de Poseidon ! Dans cette caverne, cela pouvait peut-être suffire à ouvrir un chemin vers la sortie. Et, s’il parvenait à s’échapper, Matthaeus le savait déjà : il n’oublierait jamais les cris, l’odeur du sang ni les visages de ceux que Polyphème avait dévorés. Même loin de la caverne, ils continueraient de le suivre dans ses rêves, tapis derrière chaque ombre et chaque grondement.

Magizoologiste
Serveur
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Poudlard
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Titre : Re : Chapitre 2 - Polyphème
Créé : 07/09/2026 à 17:18:32


La nuit fut interminable. Terry ne dormit pas. Il demeura assis contre la paroi, sa baguette posée sur ses genoux, les yeux rivés sur Polyphème. Chaque fois que les ronflements du cyclope s’interrompaient, son corps se raidissait et ses doigts se refermaient autour du bois magique. Il observait alors le géant remuer dans son sommeil, avant que son souffle profond ne fasse de nouveau vibrer la caverne.

Autour de lui, quelques-uns des plus jeunes élèves avaient fini par s’assoupir, vaincus par l’épuisement. Terry ne les en empêcha pas. Ils auraient besoin de toutes leurs forces lorsque le moment de fuir arriverait. Les adultes et les élèves les plus âgés montaient la garde, préparaient des réserves ou échangeaient à voix basse leurs idées. Jemima, en particulier, avait retrouvé une maîtrise d’elle-même qui rassura Terry. Elle remplit méthodiquement son sac extensible avant de se consacrer aux plus jeunes. Lorsqu’elle proposa de participer à un lancement collectif d’Incarcerem, Terry approuva.


TERRY : C’est exactement ainsi que nous devons agir. Un sort lancé par une seule personne ne retiendra jamais Polyphème, mais plusieurs entraves simultanées pourront le ralentir. Attends seulement mon signal. Personne ne lance quoi que ce soit avant que la voie soit ouverte.

Il aurait aimé croire que ce plan suffirait mais au lever du jour, Polyphème se réveilla avec la soudaineté d’un prédateur. Le jeune homme eut à peine le temps de se relever. Il cria, leva sa baguette et tenta d’attirer l’attention du cyclope, mais le géant avait déjà choisi ses victimes. Un élève et un elfe furent dévorés.

Le serveur des Trois-Balais resta figé une fraction de seconde, la baguette tendue vers une place désormais vide. Un nouvel échec. Deux vies supplémentaires qu’il n’avait pas su protéger. La colère monta en lui avec une intensité presque aveuglante, mais Polyphème se contenta de leur adresser un sourire sanglant avant de rejoindre ses moutons. Une bouffée de lumière et d’air frais entra dans la grotte, puis la lourde porte se referma.


VOUS RESTEREZ À JAMAIS ICI...

Le grognement du cyclope continua de résonner longtemps après son départ. Le jeune homme finit par baisser lentement sa baguette. Il avait passé la nuit à défendre la nécessité d’un plan commun, à refuser les initiatives susceptibles de provoquer une nouvelle attaque. Malgré cela, deux autres personnes venaient de mourir. Il ressentait du chagrin, de la culpabilité et une colère profonde contre Polyphème, mais aussi contre lui-même. Ses principes de magizoologiste lui interdisaient de considérer une créature comme un monstre qu’il suffirait d’abattre. Pourtant, protéger la vie d’un être ne pouvait pas signifier abandonner toutes ses victimes. Il rejoignit les survivants et parla d’une voix basse, rendue rauque par la fatigue.


TERRY : Il recommencera chaque fois qu’il entrera dans cette grotte. Nous ne pouvons plus attendre une aide extérieure. La prochaine ouverture de cette porte sera notre seule occasion.

À quelques pas de lui, Jade Parlambre avait elle aussi repris le contrôle de ses émotions. Terry avait aperçu les transformations fugitives de son visage, le mouvement presque autonome de ses cheveux et l’éclat inquiétant de son regard. Il comprit que la bibliothécaire dissimulait une ascendance inhabituelle, mais ce secret ne changeait rien à la confiance qu’il lui accordait. Elle était revenue auprès des enfants malgré sa détresse et continuait à les protéger.

TERRY : Tu n’as pas à être navrée. Tu as été témoin de quelque chose que personne ne devrait voir. Tu es revenue, c’est ce qui compte.

Les recommandations de Jade concernant les provisions lui parurent judicieuses. Deux sacs extensibles constituaient une ressource précieuse, mais également un point de vulnérabilité. Si Polyphème en arrachait un ou si son porteur tombait pendant la fuite, le groupe perdrait une grande partie de ses réserves.

TERRY : Jade a raison. Chacun prendra une petite quantité d’eau sur lui. Ceux qui possèdent une gourde la remplissent ; pour les autres, utilisez des flacons propres ou de petits récipients fermés. Les sacs de Jemima et Mirabelle contiendront le reste. Prenez en priorité de l’eau, du miel, des fruits secs, du fromage dur et de la viande salée.

Terry refusa cependant que Jade soit seule à l’arrière.

TERRY : Tu fermeras la marche si tu le souhaites, mais je resterai près de l’entrée jusqu’à ce que tu sois sortie. Un adulte devant, un autre derrière, oui. Cela ne signifie pas que le dernier doive être sacrifié.

La proposition des runes retint également son attention. Le magizoologiste n’en maîtrisait pas suffisamment les subtilités pour juger quelles inscriptions pourraient ouvrir la porte, mais il connaissait leur utilité dans certains sanctuaires anciens.

TERRY : Essaie. Toutefois, grave d’abord les protections destinées aux jeunes et aux blessés. Nous ignorons si la porte obéit à un mécanisme, à un enchantement ou seulement à la force du cyclope. Si les runes ne peuvent pas l’ouvrir, elles pourront au moins offrir un refuge en cas d’échec.

Il lui tendit une petite lame d’argent rangée avec ses instruments de botanique. Elle servait habituellement à prélever des écorces sans endommager les plantes, mais sa pointe était assez solide pour entamer une roche friable. Pendant ce temps, Margaret, Nathan et Jemima avaient construit un appât à l’apparence humaine. Terry avait déconseillé cette idée la veille, craignant qu’elle n’encourage Polyphème à les considérer davantage encore comme de la nourriture. Mais l’appât existait désormais, assemblé avec de la viande, du fromage et des cordes. Jade l’avait même rendu tiède et légèrement mobile. Il l’examina sans dissimuler ses réserves.

TERRY : Il ne le trompera probablement pas longtemps, mais quelques secondes pourraient suffire. Placez-le assez loin de la porte pour obliger Polyphème à entrer complètement dans la caverne. S’il reste sur le seuil, lorsqu’il comprendre la ruse, il nous coupera toute possibilité de fuite.

Lorsqu’il découvrit la fleur de lotus dissimulée par Nathan au milieu de la viande, son expression se ferma mais ne fit aucune remontrance. Margaret, Nathan et Jemima avaient passé la nuit sans dormir et venaient encore de voir mourir deux des leurs. Leur désobéissance naissait moins de la légèreté que de la conviction que les adultes avaient échoué. Terry ne pouvait pas entièrement leur donner tort.

Il s’approcha des jarres dans lesquelles Polyphème buvait après chacun de ses repas. L’odeur écarlate et sucrée lui rappela aussitôt les fleurs offertes par les elfes. Le serveur des Trois-Balais préleva quelques gouttes de vin avec une pipette, puis les compara au fragment de lotus qu’il avait conservé depuis leur arrivée sur l’île. La parenté olfactive était indéniable. Cette découverte ne le rassura nullement.


TERRY : Le vin semble déjà contenir du lotus, ou une plante très proche. Cela peut signifier que Polyphème en subit les effets chaque fois qu’il boit. Mais s’il en consomme régulièrement, il a peut-être développé une tolérance. Une fleur supplémentaire pourrait ne rien lui faire. À l’inverse, une concentration plus forte pourrait provoquer une euphorie, un sommeil profond ou une agitation violente.

Il observa la taille des jarres et se souvint de la remarque de Nathan.

TERRY : Une seule fleur sera probablement insuffisante pour une créature de cette masse. Mais nous ne cherchons pas à l’empoisonner ni à le tuer. Nous voulons seulement ralentir ses réflexes. Si Malicia et les autres possèdent encore plusieurs fleurs, nous pouvons en placer une petite quantité dans la viande et en garder le reste en réserve. Personne ne touche les pétales à mains nues et personne ne respire directement leur parfum.

Terry n’aimait pas l’idée de droguer une créature à son insu. Pourtant, après quatre morts, employer une substance euphorisante lui semblait désormais préférable à l’aveuglement, à l’étouffement ou à un duel qui condamnerait d’autres élèves. Polyphème les avait transformés en réserve de nourriture ; ils avaient le droit de l’incapaciter pour s’échapper. La proposition de Jemima de cacher une lourde coupe dans l’appât fut, en revanche, immédiatement rejetée.

TERRY : Non. Nous ne chercherons pas à obstruer sa trachée. S’il s’étouffe, il peut mourir avant d’ouvrir la porte, ou se mettre à frapper partout dans sa panique. Aucun objet métallique dans la nourriture.

Margaret partageait manifestement cette inquiétude. Terry acquiesça lorsqu’elle rappela que la mort du cyclope ne leur rendrait pas la liberté et risquerait, de surcroît, de provoquer la colère de Poséidon.

TERRY : Notre objectif reste la fuite, pas la vengeance. L’appât doit seulement attirer Polyphème et l’inciter à boire. Dès qu’il s’en approche, nous nous concentrons sur la porte.

Malicia proposa de dissimuler davantage de lotus dans un morceau de viande. Le jeune homme lui demanda de remettre toutes les fleurs disponibles aux adultes afin qu’il puisse évaluer leur quantité. Il ne voulait pas que plusieurs élèves en ajoutent chacun de leur côté et transforment une dose destinée à ralentir le cyclope en poison mortel. Le plan de Terry commença alors à prendre forme. Lorsque Polyphème reviendrait avec son troupeau, un petit groupe resterait dissimulé près de l’entrée. Le cyclope ouvrirait lui-même la porte. L’appât, placé au fond de la grotte auprès de la jarre étiquetée, attirerait son attention et l’obligerait à s’éloigner du passage. Dès qu’il aurait franchi le seuil, Terry et les sorciers les plus expérimentés empêcheraient la pierre de se refermer, soit en bloquant sa rainure avec des cales de roche et de métal, soit grâce à des sortilèges de lévitation lancés simultanément.

Si Polyphème découvrait les fugitifs, Jemima et les élèves les plus âgés utiliseraient Incarcerem ensemble. Terry dresserait un Protego Maxima devant les plus jeunes, tandis que d’autres projetteraient des quartiers de viande, des étoffes ou des cordes devant l’œil du cyclope afin de gêner sa vision sans le blesser. Jade fermerait la marche, et Terry ne quitterait le seuil qu’après elle. Les moutons pourraient également servir de couverture, comme l'avaient suggéré certains élèves. Terry avait remarqué leur taille exceptionnelle : chacun était assez imposant pour masquer plusieurs élèves. Toutefois, la vieille histoire d’Ulysse rendait cette ruse trop évidente. La cicatrice de Polyphème indiquait peut-être que le cyclope connaissait déjà ce procédé.


TERRY : Nous ne nous attacherons pas sous les moutons. Il les palpera probablement. En revanche, nous pourrons nous déplacer derrière le troupeau lorsqu’il entrera. Leur masse compliquera ses mouvements et masquera momentanément les plus petits.

Près de la stalagmite, les pleurs de Meelo lui parvinrent. Certaines personnes s’occupaient déjà de lui. Terry les rejoignit et s’accroupit devant le garçon.

TERRY : Tu n’es pas obligé de vouloir aller à Poudlard aujourd’hui. Tu as le droit d’avoir peur et de vouloir rentrer chez toi. Pour le moment, nous allons seulement nous occuper de sortir de cette grotte. Une chose après l’autre. Quand la porte s’ouvrira, tu resteras avec Jemima. Tu prendras sa main et tu ne la lâcheras pas. Moi, je veillerai à ce que Polyphème ne vous atteigne pas.

Le serveur des Trois-Balais allait également réconforté d'autres élèves traumatisés par les derniers événements dont un jeune garçon du nom de Matthaeus qui semblait particulièrement marqué, gardant la tête dans ses genoux. Il chercha à faire le tour des élèves pour voir ceux qui avaient besoin d'aide. AmbrosiaLuna, épuisée et déshydratée, reçut immédiatement une petite quantité d’eau. Il lui demanda de boire lentement, puis de rejoindre Jemima auprès des plus jeunes. Elle pourrait l’aider à répartir les gourdes et à vérifier que personne ne soit oublié. Enfin, il entendit Clarissa suggérer qu’ils pourraient attendre les secours au milieu des richesses et se tourna vers elle, consterné par les bijoux couvrant ses poignets.

TERRY : Polyphème a mangé quatre personnes en deux réveils. Si nous attendons, il continuera jusqu’à ce qu’il ne reste personne à secourir.

Il lui demanda de retirer les bracelets susceptibles de s’entrechoquer pendant la fuite et de rendre ce qu’elle avait pris.

TERRY : L’or nous ralentira et le bruit nous trahira. Une bague ne vaut pas la vie de celui qui devra revenir te chercher si tu tombes. Garde uniquement de l’eau et des provisions.

Puis Terry revint au centre du groupe. Il contempla les élèves, les adultes et les elfes qui dépendaient désormais de ce plan imparfait. Il aurait voulu disposer de davantage de temps, de certitudes et d’une magie assez puissante pour faire disparaître la porte. Il n’avait rien de tout cela. Il avait toutefois un appât, quelques fleurs de lotus, des sacs de vivres, des runes en préparation et plusieurs sorciers enfin décidés à agir ensemble.

TERRY : Polyphème croit que nous sommes son garde-manger, déclara-t-il. C’est son erreur. Lorsqu’il reviendra, nous ne chercherons pas à le vaincre. Nous utiliserons ses habitudes contre lui : sa faim l’attirera vers l’appât, sa soif vers le vin et son troupeau masquera notre départ. Dès qu’il aura quitté l’entrée, nous bloquerons la porte ouverte et nous sortirons.
Pas d’initiative isolée. Pas d’objet dans sa gorge. Personne ne vise son œil. Si le lotus ne fonctionne pas, nous utiliserons les entraves et les boucliers. Si les liens cèdent, nous gagnerons du temps les uns pour les autres. Mais quoi qu’il arrive, Polyphème ne prendra plus une seule vie.


Au loin, derrière l’épaisseur de la pierre, un bêlement sourd se fit entendre. Terry leva sa baguette. Le troupeau approchait peut-être déjà...



« La vraie vie est absente. Nous ne sommes pas au monde. »
Une Saison en Enfer, Arthur Rimbaud
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Serdaigle
2e année
Titre : Re : Chapitre 2 - Polyphème
Créé : 07/09/2026 à 22:28:56

Luyana était encore en train de danser avec les elfes quand ils entrèrent tous dans la grotte. Lorsque Polyphème fit son entrée, elle commença à rire bêtement dans son coin. Elle voyait un grand monstre tout rose à pois verts, c'était hilarant. En plus il avait un grand sourire tout gentil et un cri super puissant. Et puis que tout le monde se mette à courir partout c'était trop drôle aussi. Franchement le monstre était une majorette incroyable !!

Elle resta encore quelques temps à rire pour rien, tout en esquivant sans trop savoir comment les pas gracieux du monstre et son bâton de majorette.
Jusqu'au moment où l'amusement se transforma en horreur et où la jeune Serdaigle reprit tout à coup ses esprits, lorsque le monstre s'empara d'un élève et le mangea. Cela mis tout de suite fin à l'effet que les lotus avaient sur Luyana. Elle regardait avec horreur le monstre endormi, découvrant à présent son vrai visage plein de sang. Ce cyclope effrayant et mangeur d'enfants.
Elle resta de longues minutes sans bouger, tétanisée par ce qu'elle venait de voir, sans remarquer les autres qui s'activaient pour trouver une solution pour fuir, pour que plus personne ne se fasse manger. Plus aucun son ne parvenait à ses oreilles, elle ne percevait plus aucun mouvement, sauf celui de la poitrine du cyclope qui s'abaissait et se levait tandis qu'il ronflait.
Pourquoi ? Pourquoi les elfes avaient-ils fait avancer le groupe jusqu'à cette caverne au monstre mangeur d'enfants ? Pourquoi ?
Elle ne voulait pas mourir, pas comme ça. Elle ne pouvait pas s'empêcher de fixer le sang séché sur les lèvres du monstre, le sang d'un enfant comme elle.

Elle resta ainsi sans bouger toute la nuit, jusqu'à ce que le cyclope ouvre son œil et se relève. Son corps fit alors reculer la jeune fille jusqu'à un coin sombre de la caverne, tandis que Polyphème faisait à nouveau couler du sang. Un elfe et un enfant, morts, mangés. Elle avait entendu leurs os craquer et avait regardé la scène avec de grands yeux remplis de terreur. Elle se recroquevilla contre le mur alors que le monstre sortait avec ses moutons et commença à pleurer doucement, sans que personne ne la remarque, trop lâche pour participer à la mise en place des plans d'évasion. Elle se pinça le bras dans l'espoir que tout ceci ne fut qu'un cauchemar, mais rien ne changea. Cette grotte à l'odeur de sang et de peur était toujours là. Ils étaient toujours bloqués sans possibilité de fuite.
Elle n'était pas la seule à se sentir paniquée par cette situation. Meelo ce Gryffondor toujours en train de rire était lui aussi apeuré.


- Moi aussi je veux rentrer à la maison, chuchota-t-elle entre deux sanglots.

Elle tenta de calmer sa frayeur en se concentrant sur les deux adultes qui rassuraient les enfants, proposaient des solutions. Sur ses camarades Margaret et Nathan qui arrivaient à construire quelque chose contre le cyclope. Sur Jemima qui rassurait vaillamment Meelo. Comment faisaient-ils ? Comment parvenaient-ils à mettre la peur de côté aussi facilement ?
Elle se redressa difficilement et s'approcha du petit groupe formé par Jemima, Meelo et Miss Parlambre, tout en essuyant tant bien que mal ses larmes.


- Madame, tout à l'heure je voulais m'amuser, je vous ai proposé du lotus et j'ai dansé.... Mais maintenant je veux juste partir d'ici.

Elle sentit les larmes recommencer à couler sur ses joues et elle s’effondra de nouveau sur le sol, ne sachant pas quoi faire pour sauver les autres, pour que plus personne ne se fasse manger. Elle n'était qu'une fille de douze ans et se sentait impuissante face à la brutalité de ce qu'ils étaient en train de vivre. Elle n'avait même plus de fleur de lotus pour aider ses camarades à remplir l'appât.

- Je... Je ne sais pas quoi faire.

Livres :
*Alix
*Neige
*Prototype C-ZX24B
Ava : Cassiopeia Crewe
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Poudlard
Adulte
PNJ
Titre : Re : Chapitre 2 - Polyphème
Créé : 07/09/2026 à 22:49:41

Après la journée qui se déroula avec lenteur et tristesse, Polyphème rentra enfin. Il fit d'abord rentrer son troupeau puis lui-même, toujours aussi grand, toujours aussi affreusement monstrueux. Son oeil unique se fixa sur un élève pleurnichard avant qu'il ne soit attiré par autre chose. Prêt de son antre, de son lit et de son foyer, un véritable festin avait été préparé.

Au moment où le géant cyclopéen revint, vous aviez assez disposé de fleur de lotus, mélangé au vin, pour assommer un éléphant. Et c'est bien ce qu'il fallait pour un géant. Sans cacher sa joie, le monstre se mit à tout engloutir. Les effets du lotus agirent et même s'il en était habitué, il ne put résister à autant de concentration.

Et même alors qu'il s'écroula, à demi-ivre mort, sans manger d'élève ou d'elfe ce qui était une réussite, il avait sur le visage un sourire drogué maculé de pourpre, dû au vin cette fois. Le lendemain matin, comme tout lendemain de forte boisson, une forte migraine lui vrillait les tempes. Il tenta de l'atténuer en mangeant un de ces petits elfes qui avaient la peau tendre, mais ne réussit qu'à attraper maladroitement un mouton.

Les effets du lotus perduraient, et alors que le cyclope ouvrait la porte de sa caverne lentement, il s'écroula à l'entrée le temps que les moutons passent. Sa migraine le faisait souffrir le martyre et le monstre ferma les yeux, tendant juste la main pour sentir la laine sous ses doigts.

Vous aviez la possibilité de fuir, de rentrer au bateau qui vous attendait et de quitter cette île maudite. Alliez-vous la saisir ?

Félicitation, vous avez réussis à vaincre le cyclope, et grâce à une personne de votre équipage, vous avez à présent quelques vivres pour le voyage qui vous attends. Mais votre Odyssée ne fait que commencer... A quels monstres ferez-vous face ?
Bibliothécaire
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Poudlard
Adulte
Titre : Re : Chapitre 2 - Polyphème
Créé : 07/09/2026 à 23:59:04

Jade regarda Terry avec un triste sourire lorsqu'il lui interdit de rester seule à l'arrière.
— Nous comptons... la voix de la Descendante de Vélane se brisa. Ils avaient désormais un chiffre différent d'à l'arrivée. Nous comptons chaque tête, dès que nous le pouvons. Ce n'est pas une question de sacrifice. J'ai des enfants qui m'attendent... simplement si nous ignorons les règles d'encadrement, dans cet endroit où plus rien ne fait sens... comment les protéger ?
La douleur fantôme dans son ventre se propageait, une vieille mémoire du corps.
Non, Jade Parlambre n'avait pas l'intention de mourir ici. Mais qu'arriverait-il si la porte se refermait sur les deux adultes et qu'il n'y avait plus aucun sorcier diplômé au dehors ?

***

Travailler à un leurre donnait un sens à la journée. C'était éreintant, mais cela permettait de se concentrer.
De temps à autre, un élève fondait en larmes.
L'intervention d'une élève en uniforme de Serpentard, que Jade avait vue sur le terrain, fit frissonner la bibliothécaire.
Etait-ce la folie qui l'avait déjà rattrapée, ou la consanguinité Sang-Pure ravageait-elle l'esprit de l'enfant, à peine une adolescente ?
* Clarissa Nebulosa... crois bien que je me souviendrai de toi lorsque nous serons rentrés. Je veillerai, je me renseignerai. *

Il y avait pourtant plus urgent.
Un élève traumatisé.
Si Jade s'était contentée de travailler et de veiller, prenant des tours de vingt minutes pour dormir, le son des pleurs la fit se retourner.
Ce n'était pas tant le bruit en soi : la plupart des enfants avaient craqué durant ces deux derniers jours.
C'était l'intensité, la chose rauque dans la gorge. Les sanglots d'un esprit sur le point de basculer.

La jeune femme mit du temps avant de localiser l'enfant, et compris rapidement pourquoi elle ne l'avait pas remarqué auparavant.
Il était trop discret. Blotti derrière un rocher, ne cherchant pas à prendre la moindre place.
Elle l'avait croisé avant ; était-ce le train ? La crasse commençant à s'accumuler n'aidait pas à la reconnaissance.
Avec précaution, Jade passa une main devant ses yeux. Inexpressifs. Elle n'avait pas son prénom, et elle redoutait qu'un contact déclenche une réaction violente.
Lèvres sèches. D'autres signes de déshydratation ?
Elle porta doucement un gobelet d'eau à ses lèvres, hésitant à utiliser les centilitres restants de Philtre Calmant. Elle n'avait pas lésiné la première fois, parce qu'ils paniquaient... parce qu'elle n'avait pas la moindre idée de ce qui les attendait.

Elle tenta également de le nourrir. L'enfant réagissait mécaniquement à la nourriture, mais son teint devint verdâtre.
* Déesses. Il associe l'action de se nourrir au meurtre de ses pairs. Cela va prendre des mois pour le guérir. Il n'est certainement pas le seul ; il faudra une cellule d'urgence au sein de l'école où tous vont développer des TCA. Et des réactions post-traumatiques. *

***

Terry était un excellent coordinateur.
Si Jade en avait eu l'occasion, son orgueil aurait été piqué. Elle dirigeait, après tout, le Domaine depuis avant la naissance du jeune Magizoologue.
Mais en l'instant, elle était reconnaissante.
Elle le remercia et glissa la lame à l'intérieur de sa manche gauche, passant sa baguette à droite. Les deux revers étaient enchantés pour contenir une arme. Question de sécurité.

— Il va falloir agir vite. Ils sont épuisés. Leurs corps peuvent tenir, mais leurs esprits sont en train de s'effondrer à force de ressasser les mêmes images. L'appât peut fonctionner. Et si les fleurs fonctionnent suffisamment pour engourdir les sens du... fils de la marée....
Pas forcément la meilleure manière de le désigner, mais quelque chose chez le jeune homme empêcha Jade de prononcer le mot monstre. Un avertissement dans son regard ? La façon dont il semblait hésiter ?
La mère n'avait pas tant de scrupules.
Deux enfants ne rentreraient pas chez eux. Deux elfes, certes les ayant emmenés dans ce piège, mais visiblement dans un état trop altéré pour être tenus responsables, avaient perdu la vie.
Le Cyclope n'avait aucun respect, aucune sensibilité, aucune envie de dialoguer. Et ensuite il irait chouiner auprès de son cher père que les humains étaient vraiment trop méchants de ne pas se laisser dévorer.

Une main attrapa sa manche. Emotionnellement drainée, pourtant trouvant les ressources nécessaires pour faire face, Jade inspira pour aider un nouvel enfant.
Ou plutôt, une adolescente qu'elle connaissait de vue. Elle avait aidé, tantôt, à passer le temps durant la journée et à garder le calme parmi les plus jeunes. Son temps en tant que Préfète lui avait offert une expérience précieuse.
Mais à présent, elle s'écroulait. Jade, qui avait en tête son fils, eut pour réflexe de s'agenouiller pour récupérer Luyana Asknes, oubliant que Lemony différait et que Luyana était une adolescente dans la norme. Elle glissa une épaule sous l'aisselle de la jeune fille.
— Il y a deux jours, insista-t-elle pour remettre les repères temporels, tu étais sous l'emprise d'une drogue. Tu avais faim, tu sortais d'un choc, tu avais besoin de glucides. Tu as fait ce que tu devais faire pour survivre. Tu n'aurais pas pu changer le cours des choses Luyana.

Pendant ce temps, Terry rappelait que non, ils n'utiliseraient pas les mêmes ruses qu'Ulysse... Jade reconnut avec soulagement l'enfant qu'elle avait nourri. Il n'était pas entièrement perdu.

***

Et puis, l'inespéré.
La porte qui s'ouvre.
Le géant qui dévore l'appât.
La liberté.
— Terry, la porte ! Compte les élèves, empêches les de partir n'importe où !
Ils allaient vouloir...

Rentrer.
Ils parlaient tous de rentrer à la maison.
Ils allaient regagner le bateau.

Mettre le plus de distance possible entre cette île maudite et eux n'était pas une mauvaise idée. Sans compter que les wagons-transformés-en-bateaux-or-so auraient sans doute des ressources.

— Tout le monde doit tenir quelqu'un dans sa main droite et quelqu'un dans sa main gauche. PERSONNE NE RESTE DERRIERE. OUI, ON RETOURNE AU BATEAU. Prenez les mains. Ceux qui sont lucides, prenez une personne lucide et une personne non-lucide. Suivez Terry. Vous voulez rentrer ? On rentre, tous ensemble.
Est-ce que c'était éthique que de mettre de la persuasion dans sa voix ?
Est-ce qu'elle le faisait même exprès ? L'adrénaline répondait à sa place.

Jade attrapa deux des enfants les plus atteints.
Et sous le ciel orageux, fit signe à Terry que la grotte était vide après avoir lancé un Hominum Revelio.

* Le cheval. Le Cyclope.
Ca n'a pas encore commencé. C'est au départ de cette île que l'Odyssée d'Ulysse a véritablement déraillé. *

Bibliothécaire à l'affut ~

Née Promise
Née à Imbolc
"Je ne suis pas Humaine, Onyx, pas entièrement. Et là tiendra toujours ma force."
Préfet en chef
Chroniqueur Gryff'Time
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Gryffondor
1re année
Titre : Re : Chapitre 2 - Polyphème
Créé : 08/09/2026 à 00:27:50

Réconforté par les actions de Jemima et de miss Parlambre, le jeune garçon s'efforça de leur offrir un petit sourire malgré le filet de morve qui lui coulait sous le nez. Puis, un peu plus tard, écoutant les instructions de ses aînés, le jeune garçon s'accrochait à la main de Jemima ; c'était la première à l'avoir consolé et un lien important s'était créé entre eux. Après tout, Meelo n'avait pas de famille et c'était la première fois qu'on le réconfortait ainsi. Sa deuxième main fut attrapée par un étranger alors qu'ils quittèrent la grotte à pas rapides.

« J'ai les mains moites, désolé.. »

Chroniqueuse Crocs
Disciple de Slug
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Poufsouffle
7e année
Titre : Re : Chapitre 2 - Polyphème
Créé : 08/09/2026 à 05:15:49

* Le plan mis au point collectivement avait fonctionné. Le leurre réalisé collectivement pour tromper le cyclope et l'endormir avait fonctionné et tout le monde avait réussi à quitter cette antre sinistre.

Oui ! Il fallait fuir cette île de toute urgence ! Jemima avait prit fermement la main du jeune Meelo pour s'assurer qu'il ne s'égare pas sur le chemin du retour mais également pour continuer à le rassurer.

Et, lorsque le jeune garçon s'excusa pour ses mains moites, la jeune fille prit le temps de le consoler tout en continuant à se diriger rapidement vers la côte et le bateau. *


Jemima : Meelo, ce n'est pas grave, tes mains moites, et c'est normal après ce qui s'est passé. Ne t'en fais pas. On se hâte maintenant pour regagner le bateau et là, je te laverai les mains.

* Jem' continua de courir le plus vite possible jusqu'au rivage tout en tenant toujours la main de Meelo et elle monta avec lui dans le bateau qu'ils avaient quitté peu de jours auparavant, des jours qu'elle n'oublierait pas de sitôt, tout comme ses compagnons d'aventure. *

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Poufsouffle
3e année
Titre : Re : Chapitre 2 - Polyphème
Créé : 08/09/2026 à 05:54:25 - Modifié : 08/09/2026 à 05:57:02

* Mirabelle a mis son sac extensible à la disposition de l'ensemble des prisonniers de la caverne afin que chacune et chacun puisse y mettre un maximum de victuailles.Tout en le remplissant, elle continue à réviser intérieurement tous les sorts qu'elle connait et qui pourraient être utiles. Elle y a passé la nuit, jamais elle n'a été aussi studieuse.

C'est alors que, contre toute attente, la possibilité de s'échapper de cet endroit maudit s'offre à elle. Elle a déjà raté le coche une fois, elle ne va pas refaire la même erreur. La porte est ouverte, sous les effets conjugués des fleurs de lotus et d'une monumentale migraine, le Cyclope n'a pas réussi à la fermer.

Cette fois-ci, c'est de son plein gré que la Boutondore suit le mouvement, il suffit de faire comme les moutons du Cyclope. Un peu plus loin devant elle, elle voit Jemima qui tient la main de Meelo.

Sans pour autant trainer, la Galloise prend tout de même le temps de savourer sa première bouffée d'air frais, et puis, direction le bateau !
Tout le monde avait besoin de victuailles, c'était ce qu'ils espéraient trouver dans la caverne !
Eh bien, ils ne seront pas en manque, la Galloise a passé la nuit à remplir son sac, elle pourra même allègrement partager. *



* Avatar : cadeau réalisé par Clancy, mon filleul. *
















Avatar par Lucyanha
























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Préfète
Relations Moldues
Elfe des Trois Balais
Traître à son sang
Disciple de Slug
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Serpentard
3e année
Titre : Re : Chapitre 2 - Polyphème
Créé : 08/09/2026 à 13:13:57

* C'est un plan qui fonctionna, merci à Miss Palambre et Jemima pour des directives claires et efficaces. Le cyclope s'endormit aussitôt mais pour combien de temps ? Malicia s'empressa de suivre les adultes vers la sorties de la grotte. Heureusement certaines personnes avaient volés de la nourriture mais la jeune sorcière ne pensa qu'à une chose : quitter cet île de malheurs.

Elle vit Jemima attraper la main de Meelo et se dépécher d'aller au bâteau. Tout le monde avait un pas très rapide, personne ne trainait. Quand le bâteau était visible, les jambes de Malicia commencèrent à s'accélerer. Elle s'étonna d'avoir encore assez de force pour courir. En posant son pied sur le bâteau, elle sut que ce n'était que le début de l'aventure et que ces moments resteraient gravés dans son cerveau d'adolescente.

Lorsque tout le petit groupe était enfin sur le bâteau, Mirabelle sortit plein de nourriture de ces poches et proposa de partager, la jeune Serpentard avait presque oublié qu'elle avait faim ! *

A jamais filleule de Thylas Darkflare et marraine de Dragona Granger

Fière marraine de la jeune Nymphadora Lestrange

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